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Pam Jenoff
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Guitou
Geisha d"ambre

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Pam Jenoff  Répondre en citant  



Je suis sur le point de terminer un livre qui m'a passionnée. La critique d'AAR est nettement moins enthousiaste avec son C-, mais j'y reviendrai plus tard. Il s'agit de "Kommandant's girl" de Pam Jenoff, paru dans la collection Mira (grand format). La suite (Diplomat's wife) est prévue pour le premier trimestre 2008. Et même si je ne l'ai pas tout à fait terminé à l'heure qu'il est, je n'ai pu m'empêcher de venir vous en parler.

Kommandant's girl raconte l'histoire d'une Juive Polonaise de 19 ans prise dans la tourmente de la guerre 39/45. Les troupes Allemandes viennent d'envahir la Pologne et Krakow, la ville natale d'Emma, est désormais occupée. Un ghetto se construit. Alors qu'Emma vient à peine d'épouser Jacob Bau, résistant activiste, il doit s'enfuir pour échapper à la gestapo. Son mariage n'ayant pas encore été enregistré, Emma est désormais contrainte de le dissimuler aux autorités pour éviter la répression qui s'ensuivrait. Ne sachant vers qui se tourner, elle entre de son plein gré dans le ghetto pour rejoindre ses parents.
Elle ne tarde pas à y fréquenter la jeunesse résistante et c'est par ce biais, et sous l'influence de Jacob qui oeuvre dans l'ombre, qu'elle parvient à s'en échapper, alors que les conditions de vie s'y sont considérablement dégradées.

C'est sous l'identité d'Anna qu'elle réapparaît à Krakow pour vivre aux côtés de la tante de Jacob, une catholique sympathisante de la Résistance. Krysia et Anna vont bientôt recueillir Lucasz, le fils d'un Rabin, et constituer à elles deux les parents qu'il a tragiquement perdus. La vie s'organise pour eux, Emma souffrant de l'absence de Jacob et du peu d'informations qu'elle obtient de manière ponctuelle.
Krysia, pour assurer une couverture efficace de ses activités, organise occasionnellement des mondanités avec les militaires nazis de Krakow, et les collaborateurs Polonais qui leur sont dévoués.
C'est lors d'une de ces soirées qu'Emma fait la connaissance du Kommandant Georg Richwalder, un officier nazi pour lequel elle va immédiatement ressentir une attraction qu'elle récuse. Une attirance instantanée que le Kommandant Richwalder va ressentir également.

Pour se rapprocher d'Emma, le Kommandant lui demande de devenir son assistante personnelle. Et quand un haut dignitaire nazi demande ce genre de chose, on a plutôt intérêt à accepter. Alors Emma, terrifiée à l'idée d'être découverte, commence à travailler sous les ordres de Herr Kommandant, au quartier général Allemand.

Ses amis résistants du ghetto la contactent et, en partie pour contribuer au combat de Jacob, en partie par conviction personnelle, elle accepte de s'impliquer activement. Elle commence par dérober des laisser-passer qui contribueront à sauver quelques vies. Rapidement, Emma est confrontée à un terrible dilemme. Elle aime Jacob d'un amour pur et sincère, mais est néanmoins extrêmement attirée par le Kommandant à la fois physiquement et par le personnage qui se découvre peu à peu. Les choses se précipitent lorsque la Résistance lui fait comprendre qu'on attend davantage d'elle, au plus vite car le temps presse. On attend d'elle qu'elle communique des informations qu'elle pourrait obtenir si elle était plus intime avec le Kommandant, dont on a remarqué l'attirance à son égard. Elle est alors libre (ou contrainte ?) de s'abandonner à la puissante attraction qu'elle ressent pour le Kommandant. Mais elle ressent d'autant plus sa double trahison. Trahison vis à vis de son mari, et trahison vis à vis de l'homme qu'elle découvre sous l'uniforme nazi abhorré.

Un roman d'une grande richesse. Emma est au coeur de cette histoire, mais les personnages qui gravitent autour d'elle sont nombreux et tout aussi intéressants à découvrir. C'est un roman difficile parce qu'il décrit des événements terribles qui se sont réellement passés. Mais il est aussi douloureux car on ressent le déchirement d'Emma qui aime son mari, et qui va pourtant succomber au charme d'un homme qui représente cependant le dernier degré d'abjection. C'est un livre qui révèle des individus dans toutes leurs contradictions et c'est peu dire que j'attends la suite avec impatience.

D'un autre côté, et comme je l'ai précisé précédemment, AAR ne partage pas mon enthousiasme. La chroniqueuse a trouvé Emma passive. Moi, je l'ai trouvée tout simplement jeune (elle n'a que 19 ans !) et terrifiée, profondément ébranlée par ce qu'elle est en train de vivre. Elle agit la plupart du temps avec beaucoup de précautions, parce qu'elle craint pour sa vie et pour celle de ceux qu'elle aime. Et parfois, elle agit sans trop réfléchir et prend des décisions hasardeuses, guidée par son instinct (qui n'est pas toujours un excellent guide) parce que le temps presse, parce qu'elle est pleine de bonne volonté mais pas infaillible. Si c'est cela qu'AAR reproche à Emma, ça n'est pas un inconvénient pour moi et ne m'empêche pas d'éprouver énormément de sympathie pour elle.

Bon, je ne vais pas vous lister tout ce qu'AAR critique, mais cela tourne essentiellement autour de la personnalité d'Emma, ses habitudes, son entourage. Et cela, toujours selon AAR, enlèverait de la crédibilité à la fois au personnage d'Emma et au livre lui-même. Pour ma part, je n'ai pas du tout perçu la même chose. C'est sûr que ce livre n'est pas parfait, il a des faiblesses. Qui ne m'ont pas empêché de l'apprécier et de le lire passionnément.
Message 10/05/2007 15:55:15
 
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Message 10/05/2007 15:55:15
 
Peabody
Deesse

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Inscrit le: 21 Nov 2006
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Pam Jenoff  Répondre en citant  

Une chose est sûre, tu donnes envie de le lire.

J'ai horreur des avis qui ne tiennent pas compte de l'âge ou de l'époque et des "libertés" des femmes, estimant que le comportement de la femme doit être celui d'une femme en 2007. Zut, il y a une sacrée différence en 65 ans dans l'évolution des mentalités, du comportement, de l'éducation, du rôle de la femme.

Donc, je tiens compte de ton avis à toi et l'autre : aux oubliettes...
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Bisous

Peabody

Tel un roseau, plie mais ne rompt pas
Message 10/05/2007 16:15:32
 
marnie
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Pam Jenoff  Répondre en citant  

c'est le genre de bouquin qui me met en contradiction avec "moi-même"... je n'arrête pas de dire qu'il ne faut pas critiquer un livre pour ses idées mais pour ce qu'il est... mais là, je sens que ma tête... ça va grimacer là ! Je ne pense pas être capable de passer par dessus mes aprioris...

mais si c'est vrai que tout ce que reproche AAR c'est essentiellement la personnalité du personnage féminin, ce n'est pas vraiment un problème. Déjà, une juive de 19 ans en 1939 ben elle n'était pas élevée avec dans l'idée d'avoir une personnalité affirmée par rapport à son entourage (il faut voir par exemple les mémoires de Lauren Bacall où sa mère prenait beaucoup de décisions pour elle) et encore moins en Pologne... surtout avec un esprit de "minorité" ou de "ghetto"
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Ne te venge pas ! Assieds-toi au bord de la rivière et tu verras passer le cadavre de ton ennemi. Lao Tseu
Message 10/05/2007 16:16:49
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Guitou
Geisha d"ambre

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Pam Jenoff  Répondre en citant  

Ce qu'ils reprochent à Emma, c'est de n'être pas paraître, ni très Polonaise, ni très Juive, ni très Orthodoxe. Ils reprochent aussi à l'auteur de ne pas faire référence à ses amis, son cercle de relations d'avant-guerre, ceux qu'elle est sensée retrouver au ghetto. Ils lui reprochent de n'être préoccupée que par son mari et ses propres parents. Ils lui reprochent d'être trop bien éduquée pour une Juive Orthodoxe de cette époque. Ils lui reprochent de travailler, parce qu'à cette époque il est peu vraisemblable qu'une Juive Hassidique aurait eu un emploi. Ils lui reprochent en outre de ne pas observer le monde avec une perspective Juive (?????????). Pour eux, il semblerait qu'il n'y a tout simplement rien de juif en elle.
Message 10/05/2007 16:33:04
 
marnie
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Pam Jenoff  Répondre en citant  

honnêtement... ne hurle pas je comprends... je vais essayer d'expliquer brièvement.

En 1939, le guetto est "une grande famille obligée" la persécution ils la vivent depuis de longues années, je passe toute l'histoire on y serait là demain... donc, une jeune fille avec des principes religieux ne faisait pas d'études, devait se marier (énormément encore de mariages arrangés pour l'époque) et n'était pas cultivée, restait chez sa mère et l'aidait, pour se marier et tenir la maison. Elle ne travaillait pas...

Je pense que "penser juif" c'est l'entraide pour la communauté, qu'il faut placer tout de suite après la famille ou au même niveau, c'est du à la persécution subie depuis deux millénaires... C'est ancré dans la mentalité et "sublimée" par l'esprit du guetto... Plus les gens sont pratiquants, plus c'est fort...

Les familles émigrées vers 1890/1900 aux USA, chassées par les pogroms, se sont vu offrir de nouvelles perspectives de vie. Pas de guettos... Si deux générations se sont considérées de la même façon, en 1939, il y avait beaucoup moins de pratiquants, les filles avaient des projets d'avenir qui n'incluaient pas le mariage et pour devenir quelqu'un il fallait faire des études... l'intégration a énormément joué.
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Message 10/05/2007 16:47:05
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Guitou
Geisha d"ambre

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Pam Jenoff  Répondre en citant  

Non, non, je ne crie pas Marnie ! lol ... C'est juste que j'avais ouvert en parallèle le site d'AAR et que je traduisais à la volée les arguments de la chroniqueuse.

Par contre, c'est sûr que la plupart de ses arguments font partie de ce que j'ai appelé les "faiblesses" du roman et que j'évoquais précédemment. Mais pour autant que je sache, les jeunes catholiques de l'époque n'étaient pas plus cultivées. Leur accomplissement passait aussi par le mariage. Et beaucoup d'entre eux étaient des mariages, sinon organisés par les parents contre la volonté des enfants, du moins cautionnés par eux. Ma propre grand-mère s'est ainsi vu imposer un mariage qu'elle ne souhaitait pas (mon pauvre pépé, ce qu'il en a bavé avec elle !) et ma mère, une quinzaine d'années après a dû renoncer à son ambition de fréquenter l'école pour devenir un jour institutrice (elle en rêvait !), par décision paternelle unilatérale et irrévocable.

Ce que je reproche à AAR, c'est surtout d'un côté de dire que l'héroïne ne ressemble à rien (car ni très Polonaise, ni très Juive, ..., car travaillant, etc...) et d'un autre côté de réclamer d'elle une assurance et un esprit d'initiative qui ne sont pas en adéquation avec l'éducation qu'elle est sensée avoir reçu.
Message 10/05/2007 17:48:24
 
marnie
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Pam Jenoff  Répondre en citant  

alors là totalement d'accord avec ta dernière phrase... On ne peut reprocher une certaine passivité à une héroïne élevée et éduquée de cette façon !

La seule vraie différence entre les jeunes filles catholiques et juives de cette époque, c'est la peur plus ou moins diffuse, plus ou moins avérée, d'être bannie de la communauté (donc du guetto) si elle n'agissait pas comme on le lui disait...

Si tu n'as jamais vu la comédie musicale "un violon sur le toit" pour ça c'est très intéressant (même si cela se passe en 1900 rien n'avait vraiment changé)...

En plus, l'aspect "polonais" donc juive ashkenaze, et c'est vrai que les filles ont été élevées de façon plus traditionalistes à cette époque que les juives sepharades (pays du maghreb)
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Message 10/05/2007 18:08:19
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Guitou
Geisha d"ambre

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Inscrit le: 29 Nov 2006
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Pam Jenoff  Répondre en citant  


quote:
c'est le genre de bouquin qui me met en contradiction avec "moi-même"... je n'arrête pas de dire qu'il ne faut pas critiquer un livre pour ses idées mais pour ce qu'il est... mais là, je sens que ma tête... ça va grimacer là ! Je ne pense pas être capable de passer par dessus mes aprioris...



Marnie, quand tu nous dis ça, c'est parce que pour toi c'est trop douloureux d'imaginer qu'une telle histoire soit possible ? C'est vrai que c'est choquant. D'ailleurs, j'ai mis la couverture du livre au début de mon speech parce que c'est ce qui m'a interpellée au départ. Nous qui n'avons pas vécu la guerre, avons cependant été élevées avec le récit de ce qui s'y est déroulé. Et l'uniforme avec la croix gammée, moi, il me fait frissonner. Je ne peux qu'imaginer la réaction de descendants de juifs qui ont vécu la guerre.
Message 10/05/2007 18:16:16
 
marnie
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Pam Jenoff  Répondre en citant  

oui je n'arrive pas à confronter "romance" donc divertissement avec la réalité d'avoir connu des personnes qui sont revenues de camps de concentration...

tu me diras que j'ai vu la liste de Schindler ou même la grande vadrouille ou n'importe quel film USA de guerre avec histoires d'amour à la clé, cela ne me fait pas le même effet. La romance représente pour moi quelque chose de léger (même si certains sont dramatiques en plus quand ce sont des mélos j'adore) mais la réalité de la déportation et de la vie dans les guettos a totalement traumatisé ma famille sur plusieurs générations...
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Message 10/05/2007 18:26:07
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Guitou
Geisha d"ambre

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Inscrit le: 29 Nov 2006
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Pam Jenoff  Répondre en citant  

C'est un point de vue incontestable. Et je comprends tout à fait qu'il te soit impossible de lire ce genre de livre. C'est facile d'avoir du recul quand on n'est pas impliqué.
Message 10/05/2007 18:42:44
 
callixta
Courtisane d"Emeraude

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Pam Jenoff  Répondre en citant  

Voilà un sujet qui m'intéresse...

J'ai un souvenir ébloui de ma lecture du "le silence de la mer" écrit par un résistant durant la seconde guerre mondiale et qui raconte l'amour impossible entre un officier de la Wehrmacht et une jeune femme française dont il occupe la maison.
C'est magnifique et complexe.
Aujourd'hui même j'ai lu un article terrible sur l'attitude des officiers nazis en Pologne et la mise en place de la shoah par balle comme on l'appelle ( exécutions sommaires des Juifs et réduction à néant des "petits" ghettos). On a du mal à croire qu'un officier ou un soldat qui participe à des choses pareilles aient pu éprouver des sentiments pour les Juifs ou une Slave. Ils étaient souvent convaincus du bien fondé de leur action ou devenaient de vraies bêtes endurcies.
Mais en même temps, les princes ne pouvaient pas épouser les bergères non plus...

Pour la connaissance de la vie des jeunes femmes juives élevées en Pologne ça dépasse largement mes compétences. Mais la remarque de Guitou me paraît de bon sens. Il ne me semble pas que les catholiques étaient élevées forcément très différemment.

En tous cas le sujet est différent et il est difficile de mettre en scène cette période , surtout de cette façon là.

Enfin, j'ai du mal à voir des films sur cette période: je n'ai jamais pu voir la fin de "la vie est belle". La liste de Schindler , je l'ai vu en petits morceaux. Et j'ai renoncé à voir "le pianiste". Ca me démonte. J'ai le coeur qui se brise à chaque fois. J'ai du mal à l'enseigner. Je le fais depuis des années et je raconte les mêmes horreurs. A la fin du mois, un résistant déporté vient faire une conférence à mes élèves et je vais encore serrer les dents.
J'ai visité Auschwitz il y a des années et depuis ce n'est plus pareil. Bref, pour moi aussi, ce n'est pas facile de lire une romance sur cette période. Mais ce sujet m'intéresse cependant. Je lirai peut être...
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They'd had rough sex, kinky sex, silly sex, deliciously nasty sex. And then, God help her, they'd made love. ( Isobel Lambert, Ice Storm, Anne Stuart)
Message 10/05/2007 19:13:56
 
marnie
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Inscrit le: 21 Nov 2006
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Localisation: Chinatown - Paris 13
Pam Jenoff  Répondre en citant  

Pour vous donner une petite idée de la force "communautaire" essayez de voir le film avec Renée Zellweger "Sonia Horowitz, l'insoumise" (même si cela se passe de nos jours aux USA dans une famille hassidique, donc très pratiquante...)
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Message 11/05/2007 08:20:15
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Domino
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Pam Jenoff  Répondre en citant  

Moi aussi j'ai beaucoup de mal avec cete période et j'éprouve de la difficulté à associer romance et cette époque ... Les seuls romans d'amour que j'ai lus et qui en parlent et encore pas de cette façon perturbante c'est la saga "Le souffle de la guerre" et "Les orages de la guerre" de Herman Wouk. Personnellement, je ne sais pas si je serai jamais capable de lire un bouquin où je pourrais me trouver en empathie avec un nazi ... Trop dérangeant ... En temps habituel, je ne lis jamais le Goncourt et cette année encore moins ...

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Message 11/05/2007 08:49:25
 
callixta
Courtisane d"Emeraude

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Pam Jenoff  Répondre en citant  

Dans "les malveillantes" tu ne peux pas ressentir d'empathie avec le héros. Il te met au bord de la nausée en permanence.

Je trouve que c'est l'un des sujets les plus intéressants que comprendre comment des hommes qui ne pouvaient pas tous être d'infâmes salauds perturbés ont pu tomber dans le nazisme et l'antisémtisme le plus extrème.
Il n'y a aucune réponse simple.
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Message 11/05/2007 09:13:10
 
Domino
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Pam Jenoff  Répondre en citant  

Alors, déjà j'aurais eu du mal avec ce livre, parce que j'aime me trouver "en resonnance" avec les personnages, plus ou moins mais un minimum quand même ... Pour moi il était certain que ce bouquin de Jonathan Little allait me mettre profondément mal à l'aise (au vu de ce qui s'en disait) donc il était exclu que je le lise. Moi aussi, je trouve fascinant de voir comment des êtres dits "normaux" peuvent descendre aussi bas dans l'abjection tout en conservant leur bonne conscience pour eux ... Il y a plein d'exemple dans l'histoire et quitte à lire un roman qui traite de ce thème, je préfère une autre période.

En revanche, je n'ai pas eu besoin de lire un bouquin pour comprendre l'ambiance des meetings de Nuremberg car j'ai vécu l'équivalent en Bavière il y a quelques années.

Je me trouvais dans une petite ville à côté de Munich, Landshut, qui tous les 4 ans organise un festival qui rappelle un mariage princier qui s'y est passé en 1475. Pendant deux mois, la ville est décorée aux armes de la Bavière et de la famille des Wittelbasch (famille de l'impératrice Sissi) et il y a nombre de manifestations (tournois de chevaliers, joutes, concert de musique médiévale etc...). Un des clous est la reconstitution du cortège nuptial. Donc imagine la scène : une grande artère bordée de maisons de style hanséatique (car la ville est remarquablement conservée), de chaque côté de la rue, des gradins sur les lesquels les gens sont massés et au milieu le cortège en costumes de l'époque qui défile, le tout accompagné de musique médiévale. A un moment donné, je me suis aperçue que la foule sur les gradins communiait littéralement avec les gens qui défilaient en bas et j'ai eu la sensation curieuse et très dérangeante de me retrouver à Nuremberg en 1933, alors qu'il y n'avait absolument de rien de nazi dans la manifestation. Ce jour-là, j'ai compris le nazisme et la fascination qu'il avait pu représenter pour un bon nombre d'allemands. Ca a fait plus pour ma compréhension que les dizaines de bouquins que j'ai pu lire au cours de mes études.

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Message 11/05/2007 10:49:11
 
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Pam Jenoff    

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