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Pierre de Ronsard
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Peabody
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Pierre de Ronsard  Répondre en citant  

Pierre de Ronsard

Pierre de Ronsard (septembre 1524 – nuit du 27 au 28 décembre 1585), écrivain et poète français du XVIe siècle, était surnommé « le prince des poètes ». Il est né au manoir de la Possonnière, près du village de Couture-sur-Loir en Loir-et-Cher.




Biographie

Pierre est le fils cadet de Louys de Ronsard (chevalier qui accompagna les enfants de François Ier lors de leur captivité en Espagne en qualité de maître d'hôtel) et de Jeanne Chaudrier. Il a étudié au Collège de Navarre à Paris en 1533. Il semblerait qu'il n'ait pas apprécié la vie rude de l'école médiévale. Il est page auprès du dauphin du roi, François, puis de son frère le duc d'Orléans. Quand Madeleine de France épousa Jacques V d'Écosse, en 1537, Ronsard fut attaché au service du roi et passa trois années en Grande-Bretagne. En 1539, il retourna en France et entra à l'Ecurie royale.Il est dans la compagnie du duc d'Orléans.


Cette fonction lui offrit l'opportunité de voyager : il fut envoyé en Flandre puis de nouveau en Écosse. Bientôt une fonction plus importante lui fut offerte et il devint le secrétaire de la suite de Lazare de Baïf, le père de son futur collègue de Pléiade et compagnon à cette occasion, Antoine de Baïf. Il a été attaché de la même manière à la suite du cardinal du Bellay-Langey et sa querelle mythique avec François Rabelais date de cette époque.

Sa carrière diplomatique prometteuse fut cependant subitement interrompue par une attaque de surdité qu'aucun médecin ne put guérir et Pierre de Ronsard décida alors de se consacrer à l'étude. Il choisit le Collège de Coqueret dont le principal était Jean Dorat, aussi professeur de grec et helléniste convaincu (qui fera partie de la Pléiade) qu'il connaissait puisqu'il avait été le tuteur de Baïf. Antoine de Baïf accompagna Ronsard ; Joachim du Bellay, le second des sept, les rejoignit bientôt. Muretus (Marc-Antoine Muret), passionné de latin, qui jouera un rôle important sur la création de la tragédie française, y était aussi étudiant à la même époque.

La période d'étude de Ronsard dura sept années et demie et le premier manifeste de ce nouveau mouvement littéraire prônant l'application des principes de la Pléiade a été écrit par Du Bellay. Défense et illustration de la langue française parut en 1549 : la Pléiade (ou Brigade, comme elle s'appelait à ses débuts) était alors lancée. Elle comprenait sept écrivains : Ronsard, Du Bellay, Baïf, Rémy Belleau, Pontus de Tyard, Jodelle et Jean Dorat. Un peu plus tard, Ronsard publia ses premières œuvres en 1550 dans ses quatre premiers recueils Odes.

En 1552, le cinquième livre des Odes fut publié en même temps que Les Amours de Cassandre. Ces recueils déclenchèrent une véritable polémique dans le monde littéraire. Une histoire illustre les rivalités et critiques qui existaient alors : on dit que Mellin de Saint-Gelais, chef de file de l'École marotique, lisait des poèmes de Ronsard de façon burlesque devant le roi afin de le dévaloriser. Cependant, Marguerite de France, la sœur du roi (plus tard duchesse de Savoie), prit à un moment le recueil des mains de Mellin et se mit à le lire, rendant aux poèmes toute leur splendeur : à la fin de la lecture, la salle était sous le charme et applaudit chaleureusement. Ronsard était accepté comme poète. Les deux poètes se réconcilièrent, comme l'indique le sonnet de M.deS.G. En faveur de P. de Ronsard.

Sa gloire fut subite et hors mesure. Sa popularité ne faillit jamais. En 1555-1556, il publia ses Hymnes. Il termina ses Amours en 1556 puis il donna une édition collective de ses œuvres, selon la légende à la demande de Marie Stuart, épouse du roi François II en 1560. En 1565, ce sont Élégies, mascarades et bergeries qui parurent en même temps que son intéressant Abrégé de l'art poétique français.

En 1563, poète engagé, il publie une Remontrance au peuple de France.

L'Académie des Jeux floraux de Toulouse le récompense, et le peuple de Toulouse, estimant l'églantine, prix des Jeux floraux, trop modeste pour honorer « le poète français », lui envoya une Minerve d'argent massif de grand prix. Ronsard remercia le cardinal de Chastillon, archevêque de Toulouse, qui l'avait toujours admiré, en lui adressant l'« Hymme de l'Hercule chrestien ».

Le changement rapide de souverains n'altéra pas les traitements auxquels a droit Ronsard. Après Henri et François, c'est Charles IX qui tomba sous son charme. Il lui mit même des pièces à disposition dans le palais. Ce parrainage royal a eu quelques effets négatifs et l'œuvre demandée par Charles IX, La Franciade, n'égale pas le reste de l'œuvre de Ronsard, le choix fait par le roi de vers en dix pieds plutôt que l'alexandrin étant regrettable.

La mort de Charles IX ne sembla pas avoir changé les faveurs auxquelles il avait droit à la cour royale. Mais Ronsard, ses infirmités augmentant, choisit de passer ses dernières années loin de la cour, alternant ses séjours dans une maison lui appartenant à Vendôme, dans une abbaye à Croix-Val non loin de là ou encore à Paris où il était l'invité de Jean Galland, intellectuel du Collège de Boncourt. Il avait peut-être aussi une maison en propre au Faubourg Saint-Marcel.Il voyagea en Andalousie pendant trois mois, à Cordoue, où il trouva l'inspiration pour son poème Ode a l'Antiquité.

Ses dernières années furent assez tristes : Ronsard connut la perte de nombreux de ses amis et son état de santé s'aggrava. Des souverains étrangers, dont la reine Élisabeth Ire d'Angleterre, lui envoyaient des présents. Malgré la maladie, ses créations littéraires restèrent toujours d'aussi bonne qualité et quelques-uns de ses derniers écrits sont parmi les meilleurs. François Rasse de Noeux écrira des poèmes contre Ronsard.

Le 27 décembre 1585, Ronsard est enterré dans l'église du Prieuré de Saint-Cosme à La Riche près de Tours.

Les éditions collectives

D'après François Rouget :

1560 : in-16, comprend 24 pièces nouvelles.
1567 : in-4.
1571 : in-16 comprend 29 pièces nouvelles.
1572-1573 : in-16 comprend 1 pièce nouvelle.
1578 : in-16, comprend 238 pièces nouvelles.
1584 : la dernière publiée du vivant de l’auteur, comprend 32 pièces nouvelles.
1587 : édition posthume, comprend 30 pièces nouvelles.

Œuvres

Le Premier Livre des Odes (1550): Ode à Cassandre («Mignonne, allons voir si la rose»)
Le Cinquième Livre (1552)
Les Amours de Cassandre (1552)
Le Bocage royal (1554)
Les Amours de Marie (1555)
Les Hymnes (1555-1556)
Poèmes (1560-1573)
Discours sur les misères de ce temps (1562)
La Franciade inachevé(1572)
Sonnets pour Hélène (1578): «Quand vous serez bien vieille... »

Bibliographie

L'ouvrage à consulter, qui contient toutes les études sur Ronsard jusqu'en 2004 :

François Rouget, Pierre de Ronsard, Paris-Rome, Memini, Bibliographie des Ecrivains français, n° 27, 2005.
Paul Laumonier (puis R. Lebègue et I. Silver), Ronsard, œuvres complètes, Paris, STFM, 1914-1975.
Jean Céard, Daniel Ménager, Michel Simonin, Ronsard, œuvres complètes, Paris, Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, t. I, 1993- t. II, 1994.
Louis Terreaux, Ronsard correcteur de ses œuvres, Genève, Droz, 1968.
André Gendre, Ronsard, poète de la conquête amoureuse, 1970.
Henri Weber, « Autour du dernier sonnet de Ronsard : de la vieillesse à la mort, du cygne au signe », Mélanges Silver,1974.
Daniel Ménager, Ronsard. Le Roi, le Poète et les Hommes, Genève, Droz, 1979.
Albert Py, Imitation et Renaissance dans la poésie de Ronsard, Genève, Droz, 1984.
Yvonne Bellenger, La Pléiade. La Poésie en France autour de Ronsard, Paris, Nizet, 1988.
Michel Simonin, Pierre de Ronsard, Paris, Fayard, 1990.
Oliviert Pot, Inspiration et mélancolie dans les Amours de Ronsard, Genève, Droz, 1990.
André Gendre, L'Esthétique de Ronsard, Paris, SEDES, 1997.
Yvonne Bellenger, Lisez la Cassandre de Ronsard, Paris, Champion, Unichamp, 1997.

Botanique et poésie

Pierre de Ronsard (rose) La « Pierre de Ronsard » est une variété de rose créée en 1986 par Alain Meilland. Elle présente de gros boutons de pétales blancs et roses et a l'allure d'une pivoine. Très prisée des décorateurs, elle a été récompensée, en 2006, par la Fédération mondiale des sociétés de roses.
_________________
Bisous

Peabody

Tel un roseau, plie mais ne rompt pas
Message 06/09/2007 18:37:54
 
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Message 06/09/2007 18:37:54
 
Peabody
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Par un destin dedans mon coeur demeure


Par un destin dedans mon coeur demeure,
L'oeil, et la main, et le crin délié
Qui m'ont si fort brûlé, serré, lié,
Qu'ars, pris, lassé, par eux faut que je meure.

Le feu, la prise, et le rets à toute heure,
Ardant, pressant, nouant mon amitié,
En m'immolant aux pieds de ma moitié,
Font par la mort, ma vie être meilleure.

Oeil, main et crin, qui flammez et gênez,
Et r'enlacez mon coeur que vous tenez
Au labyrint' de votre crêpe voie.

Hé que ne suis-je Ovide bien disant !
Oeil tu serais un bel Astre luisant,
Main un beau lis, crin un beau rets de soie.
_________________
Bisous

Peabody

Tel un roseau, plie mais ne rompt pas
Message 06/09/2007 19:15:08
 
Peabody
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Ô doux parler, dont l'appât doucereux

Ô doux parler, dont l'appât doucereux
Nourrit encore la faim de ma mémoire,
Ô front, d'Amour le Trophée et la gloire,
Ô ris sucrés, ô baisers savoureux ;

Ô cheveux d'or, ô côteaux plantureux
De lis, d'oeillets, de porphyre et d'ivoire,
Ô feux jumeaux dont le ciel me fit boire
Ô si longs traits le venin amoureux ;

Ô vermillons, ô perlettes encloses,
Ô diamants, ô lis pourprés de roses,
Ô chant qui peut les plus durs émouvoir,

Et dont l'accent dans les âmes demeure.
Et dea beautés, reviendra jamais l'heure
Qu'entre mes bras je vous puisse r'avoir ?
_________________
Bisous

Peabody

Tel un roseau, plie mais ne rompt pas
Message 06/09/2007 19:15:32
 
Peabody
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Mignonne, allons voir si la rose
A Cassandre

Mignonne, allons voir si la rose
Qui ce matin avoit desclose
Sa robe de pourpre au Soleil,
A point perdu ceste vesprée
Les plis de sa robe pourprée,
Et son teint au vostre pareil.

Las ! voyez comme en peu d'espace,
Mignonne, elle a dessus la place
Las ! las ses beautez laissé cheoir !
Ô vrayment marastre Nature,
Puis qu'une telle fleur ne dure
Que du matin jusques au soir !

Donc, si vous me croyez, mignonne,
Tandis que vostre âge fleuronne
En sa plus verte nouveauté,
Cueillez, cueillez vostre jeunesse :
Comme à ceste fleur la vieillesse
Fera ternir vostre beauté.
_________________
Bisous

Peabody

Tel un roseau, plie mais ne rompt pas
Message 06/09/2007 19:15:53
 
Peabody
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Comme on voit sur la branche au mois de may la rose


Comme on voit sur la branche au mois de may la rose,
En sa belle jeunesse, en sa premiere fleur,
Rendre le ciel jaloux de sa vive couleur,
Quand l'Aube de ses pleurs au poinct du jour l'arrose ;

La grace dans sa feuille, et l'amour se repose,
Embasmant les jardins et les arbres d'odeur ;
Mais batue ou de pluye, ou d'excessive ardeur,
Languissante elle meurt, fueille à fueille déclose.

Ainsi en ta premiere et jeune nouveauté,
Quand la Terre et le Ciel honoraient ta beauté,
La Parque t'a tuee, et cendre tu reposes.

Pour obseques reçoy mes larmes et mes pleurs,
Ce vase pleine de laict, ce panier plein de fleurs,
Afin que vif et mort ton corps ne soit que roses.
_________________
Bisous

Peabody

Tel un roseau, plie mais ne rompt pas
Message 06/09/2007 19:16:53
 

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Pierre de Ronsard  Répondre en citant  

quote:
Originally posted by Peabody
Mignonne, allons voir si la rose
A Cassandre

Mignonne, allons voir si la rose
Qui ce matin avoit desclose
Sa robe de pourpre au Soleil,
A point perdu ceste vesprée
Les plis de sa robe pourprée,
Et son teint au vostre pareil.

Las ! voyez comme en peu d'espace,
Mignonne, elle a dessus la place
Las ! las ses beautez laissé cheoir !
Ô vrayment marastre Nature,
Puis qu'une telle fleur ne dure
Que du matin jusques au soir !

Donc, si vous me croyez, mignonne,
Tandis que vostre âge fleuronne
En sa plus verte nouveauté,
Cueillez, cueillez vostre jeunesse :
Comme à ceste fleur la vieillesse
Fera ternir vostre beauté.


mon préféré!
Message 06/09/2007 19:38:57
 
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Pierre de Ronsard    

Message 16/08/2017 22:41:32
 

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