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Histoire du costume
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Histoire du costume  Répondre en citant  

Histoire du costume

On considère généralement qu'il existe deux phases dans l’histoire du costume. La première correspond à la période dite du costume impersonnel, des origines au XIVe siècle. S'ouvre ensuite celle du costume dit personnalisé.

À travers 10 000 ans d'histoire humaine, les modalités vestimentaires se réduisent à cinq archétypes :

Le costume drapé : consistant dans l'enroulement d'une peau ou d'une pièce d'étoffe autour du corps (shenti égyptien, himation grec ou paréo tahitien)
Le costume enfilé : fait d'une pièce (de peau ou de tissu) trouée pour permettre le passage de la tête et des épaules (paenula romaine, huque du Moyen-âge, poncho mexicain)
Le costume cousu et fermé : composé de plusieurs pièces d'étoffe assemblées et comportant des manches (chiton grec, tunique ionienne, gandourah, blouse et chemise)
Le costume cousu et ouvert : composé de plusieurs pièces d'étoffe assemblées dans le sens de la longueur, croisé sur le devant et superposé à d'autres vêtements (caftan asiatique, redingote européenne)
Le costume fourreau : ajusté près du corps, surtout aux jambes, ancêtre du pantalon et pièce de costume typique des cavaliers et des nomades, jamais porté seul et composant un binôme avec le caftan qui lui est complémentaire.
Ces archétypes vestimentaires ont pu être mélangés par la suite au cours de l'histoire, mais ils ne se sont pas succédé dans le temps ; ils ont été inventés chacun dans leur région d'origine selon les habitudes et les manières de vivre des peuples qui les ont créés.


Origine

Il est encore difficile de déterminer si le costume précède ou non l'habillement (entendu comme port de vêtements circonstanciés selon leur utilité). Les Anciens, tels les grecs ou les chinois, ont pensé que l'Homme s'était vêtu pour se protéger du climat, tandis que la Bible comme les ethnologues nos contemporains ont évoqué des raisons psychologiques : la pudeur pour la première, les tabous et la magie pour les seconds. Les tribus habitant la Terre de Feu à l'extrême sud du continent américain au climat sub-arctique découverts quasiment nus, et enduits de graisse de phoque pour se garantir de la rigueur du climat, au début du XXe siècle, sembleraient donner raison tant à la Bible qu'aux chercheurs modernes. Sans doute les deux raisons évoquées ici ont eu autant d'importance et le costume a eu d'autres raisons qu'exclusivement utilitaires. Le désir de plaire n'a cependant dû intervenir qu'assez tardivement, se vêtir, outre aux motivations strictement utilitaires, eut probablement avant tout des raisons magico-religieuses.

Le costume de la préhistoire

Femmes en jupon de fourrureLes vêtements de fourrures ont probablement été les premiers à avoir été portés dès le moustérien, au paléolithique moyen entre -160 000 et - 40 000. Celles-ci ont vraisemblablement constitué le premier étalon d'échange entre les chasseurs et les premiers sédentaires. Dès le paléolithique supérieur, l'existence de courants d'échange a pu être mise à jour. Plus tard, l'ambre et les coquillages remplaceront les fourrures comme monnaie d'échange, attestant le goût de la parure. L'habillement durant le paléolithique supérieur ne dut pas être très différent de celui des Eskimos.

Dans les pays chauds et tempérés, les hommes furent plus ornés que vêtus. Les peaux et pelleteries furent cependant également utilisés, sans doute davantage pour servir de cache-sexe que de protection. Ce pagne originel perdurera pendant des millénaires, en tissu par la suite.

L'ornementation, tant dans les zones froides que tempérées ou chaudes, avait certainement pour origine des raisons spirituelles : préciser le statut d'un individu (marié ou célibataire), sa classification tribale, séduire en attirant la sympathie. Les raisons magico-religieuses devaient également avoir une grande importance : porter certains attributs équivaut à s'identifier à un animal, totem du clan, ou à un dieu. Très tôt, le costume a donc eu pour but d'exprimer et de manifester des sentiments : correspondant à une certaine puissance il sert à exprimer une certaine richesse. La puissance et la richesse se confondant, le costume indique la caste et la fortune, le rang social et l'autorité.

Le tissage dut apparaitre dans les zones tempérées sur le modèle de la vannerie à partir de matières végétales dès la période magdalénienne, mais c'est à partir du néolithique qu'il aura une place prépondérante dans l'habillement. Les tissus primitifs étaient de très petite dimension. Des bandes étroites étaient cousues ensemble pour constituer un vêtement. Au fur et à mesure que les métiers à tisser se perfectionneront, les pièces de tissus deviendront plus grandes.

La peinture corporelle (comme chez les aborigènes australiens) devait tenir une part importante du costume en tant qu'ornementation. On sait que l'ocre rouge fut très utilisée durant tout le paléolithique où elle est aussi universelle qu'omniprésente (la terre rouge est présente dans la plupart des sépultures), un peu moins au néolithique. Les couleurs utilisées qu'on a pu identifier à partir de l'aurignacien sont le bleu, le jaune, le rouge et le mauve qui apparaissent aussi bien en Afrique du nord qu'en Europe septentrionale. Les colorants utilisés pour les teintures à partir du néolithique étaient principalement extraites des plantes : les bleus étaient obtenus à partir de l'aulne ou du sureau, les mauves des myrtilles, le jaune du réséda. Les terres servaient pour les ocres.





Origine des archétypes

Le premier type de vêtement primitif tissé est le drapé, quasi universellement considéré celui des autochtones, par rapport au vêtement confectionné, considéré un apport des envahisseurs. Ce sont là deux principes opposés du vêtement de tous les temps.


Régions des plaines

Sumer
Il s'agit des régions intérieures d'altitude basse ou faible de la Mésopotamie, la péninsule Arabique, la Palestine et la Syrie. Le costume des civilisations pré-aryennes les plus anciennes de l'Asie mineure est sans conteste celui de Sumer et d'Akkad et fut porté avant le IIIe millénaire du golfe Persique à la Méditerranée. Il s'agissait d'un pagne destiné à couvrir les hanches et tombant à mi-jambe, d'abord en peau retournée puis en tissus.

Le pagne-jupon en kaunakès des sumériens, en fourrure ou en tissus à mèches (pour rappeler la fourrure originelle) est un costume masculin, sans doute celui des prêtres ; il est figuré sur de nombreuses statuettes. Les hommes portent un châle en jupon, dont un pan est ramené sur l'épaule.

Les femmes portent également un châle drapé en forme de robe dont les franges (unies puis à glands) retombent en suivant l'enroulement autour du corps. Ce châle se retrouve dans le sari indien ultérieurement et jusqu'à nos jours. Elles portent également un manteau en kaunakès. Elles sont coiffées en chignon ; quelques statuettes donnent l'impression que certaines portent des coiffures postiches.

Les peaux continuent à être portées par les deux sexes.

Assyrie

Les Akkadiens, peuple sémite différent des Sumériens et ne parlant pas la même langue, adoptent cependant entièrement le costume primitif sumérien qu'ils enrichissent et tendent à emphatiser. Dans son ensemble, le costume assyro-babylonien connait une évolution (les étoffes sont richement décorées et colorées) mais ne sera pas essentiellement différent. Les coiffures masculines sont cependant plus élaborées, les cheveux sont portés longs et frisés au fer ainsi que la barbe en ondes régulières. Le goût de la parure est manifeste, les bijoux, nombreux, s'alourdissent, pendants d'oreilles, colliers à plusieurs rangs composés d'amulettes, sont portés par les deux sexes. Hommes comme femmes sont communément chaussés de sandales laissant le dessus du pied découvert, lacé à la cheville, le gros orteil passant dans un anneau. La chaussure fermée fait son apparition, introduite par les populations des montagnes.

Vers -1 200, une loi assyrienne ordonne aux femmes mariées de sortir voilées.

Au IIIe millénaire, la suprématie de la civilisation sumérienne formée depuis plusieurs siècles déjà voit rayonner sa culture et son mode vestimentaire jusqu'en Asie mineure et en Syrie, face à Chypre, et de là dans les Cyclades. Plus au sud jusqu'à Byblos, l'influence vestimentaire sumérienne est attestée.

Régions côtières

D'altitude variable, il s'agit essentiellement des régions de la Méditerranée orientale et des bords de la mer Noire, mais d'autres aussi. Ce n'est qu'à partir de l'invasion dorienne et des migrations qu'elle provoque que les colonies ioniennes forment un groupe puissant et homogène. Le costume des populations côtières de la mer Noire jusqu'à l'Oronte semble au départ ne pas avoir été très différent du costume sumérien dans sa variante montagnarde apportée par les Hittites telles que les manches longues des pasteurs.

Ionie

De - 1 300 à - 1 700, le bloc culturel que forment Troie, la Phrygie et la Carie, bien que portant un habillement propre aux grecs, adopte largement les usages vestimentaires orientaux originaires de Mésopotamie. Cette adoption et ce mélange était facilité par la plus grande liberté des femmes d'Asie. Les ioniennes partagent la vie des hommes et prennent leur repas avec eux. Celles-ci ne sont pas voilées, et celles des classes aisées portent des tuniques d'étoffe de chanvre rose et transparente, brodée d'or. La coûteuse pourpre est très recherchée au point que les phéniciens iront chercher plus à l'ouest et au de-là des colonnes d'Hercule la précieuse teinture dont ils ne parviennent plus à satisfaire la demande. C'est en Ionie que les grecs prennent l'habitude de plisser les vêtements. Indubitablement, la mode ionienne fut somptueuse, indice d'une société connaissant une certaine opulence.

Les hommes portent la tunique courte de lin. Celle-ci est un sous-vêtement, fermé sur un côté par une couture. Les Phéniciens propagèrent dans leur sillage toutes les modes et de toutes les influences rencontrées ; ce furent eux à transmettre cette tunique, dont ils furent vraisemblablement les inventeurs, aux cariens. Elle a été portée à l'époque dans toute l'Asie Mineure. Elle peut être longue pour le fêtes : c'est le khiton des grecs, repris de kitoneh, mot sémite désignant le lin en araméen. Homère put donc parler des ioniens « traînant leur tunique ». Les femmes portaient également cette tunique dans sa version longue, s'agrafant d'un côté par une fibule, guère différente de celle que portaient encore communément les femmes berbères dans la première moitié du XXe siècle.

Syrie, Palestine et Phénicie

Durant le IIIème millénaire, le costume de ces populations se rattache à celui de Sumer et à son grand châle drapé. Il perdure jusqu'au Ie millénaire et le manteau des Israélites en est une variante. En Syrie et surtout en Phénicie, il est bigarré de couleurs bleues et rouges, décoré de fleurs et rosaces. À partir du IIe millénaire, le jupon-pagne s'inspire du costume égéen, mais également du shenti égyptien, sorte de cache-sexe croisé et relevé sur le devant. Le premier, brodé de fils multicolores, descend jusqu'aux genoux et est drapé aux hanches formant ceinture, le second est de léger tissu blanc. La coiffure masculine est le turban mésopotamien ou la calotte sumérienne.

Le vêtement féminin par excellence reste durant deux millénaires le grand châle drapé, ample et plissé à l'égyptienne. Les femmes portent une coiffe, sorte de tiare cylindrique d'où part un long voile enveloppant réservée aux femmes mariées. Cependant, aux alentour de -1 400 à - 1 200 elles semblent porter un vêtement inspiré du costume crétois. On sait que les crétois s'installaient en Syrie pour commercer, conservaient et propageaient les modes égéennes. Cette époque coïncide avec l'apogée de la civilisation crétoise et ses modes sont portées tant dans les Cyclades qu'à Chypre. Elles furent adoptées sans réserve par les phéniciennes, s'habillant comme les élégantes de Cnossos.

Les Hébreux

Leur costume est assez conservateur, sans doute à cause de leurs pérégrinations qui fait se maintenir plus longtemps leur costume dérivé du châle sumérien. La Bible donne peu de détails à ce sujet et on n'a pas de renseignements sur leur costume à la période de l'entrée en Canaan. Leur religion interdisant toute représentation humaine, c'est davantage l'iconographie des peuples qu'ils ont côtoyés et qui les ont représentés qui renseigne. À la fin de l'âge du bronze, (correspondant aux XVIIIe et XIXe dynastie du Nouvel Empire égyptien), ils portent toutefois le grand châle enroulé plusieurs fois autour du corps et retenu par une ceinture, nouveauté introduite en Mésopotamie par les hittites, formant pélerine sur les épaules.

Les femmes, vers -700 à -680, portent la tunique unie et longue et un long voile les enveloppant jusqu'aux pieds. Il semble cependant qu'elles aient eu la tête nue et le visage découvert, avec un ruban dans les cheveux. Ainsi apparaissent-elles sur les bas-reliefs de la prise de Lakish par Sennachérib. Ceci contraste avec ce qu'en dit plus tard Tertullien au IIIe siècle à Carthage où il exhorte les chrétiennes à sortir voilées comme les juives.

Le Deutéronome interdit sévèrement aux femmes les vêtements masculins et réciproquement. La Torah prohibe le plissé transparent égyptien et fulmine les modes efféminées égyptiennes.

Certaines prescriptions bibliques en matière vestimentaire recommandent les franges et un cordon bleu aux pans des vêtements. Les juifs adoptent cependant le costume grec, portant le khiton et l'himation, mais avec des pompons aux angles, mode qui se répand ailleurs.

Régions montagneuses

Il s'agit des régions de montagne ou des hauts plateaux que sont l'Anatolie, la Cappadoce, l'Arménie, le Caucase, la Perse, (l'Iran) le Turkestan,l'Afghanistan et le Balouchistan.

Là, vers le début de IIe millénaire, les peuples des steppes poussent devant eux d'autres peuples autochtones et semi-nomades qui s'installent dans les vallées, principalement en Mésopotamie et en Chaldée, par vagues successives. Un empire Hyksos se forme, dominé par une aristocratie Mitanienne, de Babylone à Tyr, englobant l'Égypte, et qui va durer plus d'un siècle et demi.

C'est vers cette période, vers la moitié du second millénaire, que l'on voit pour la première fois apparaître dans cette population constituée par le métissage des envahisseurs et des envahis, le costume confectionné, dont les prototypes ont été introduits par les populations venues des montagnes. En étoffe coupée et cousue, il est composé d'une tunique à manches.

Il semble qu'en réalité la tunique ait été apportée dans ces montagnes par les caravanes de Sumer, adoptée et perfectionnée par les populations autochtones. Celles-ci, contraintes de s'habiller chaudement, la portèrent par-dessus le jupon sumérien. Enveloppant tout le corps et adaptée au climat des plateaux d'Asie centrale balayés par les vents, elle sera le vêtement porté par les Mèdes. Cette tunique est fermée sur le devant, courte pour les hommes et longue pour les femmes. Elle est figurée adhérente sur la statuaire ; en réalité elle était portée large. Le grand châle sumérien était porté par dessus durant la saison froide, servant de manteau, comme aux temps plus anciens de Ur et de Mari, garni d'un bourrelet.

Les femmes semblent avoir porté cette robe-tunique soit tombant droit sur les pieds, avec des manches très courtes, ou traînante avec des manches évasées arrivant au poignet. Il semble qu'une jupe de tissu très fin et à plis ait été portée à la saison chaude. Le serapis de l'époque gréco-persane semble en être ultérieurement dérivé. Les Grecs d'Asie mineure avaient emprunté cette longue tunique fine, ample et plissée aux Lydiens.

Chez les Perses, la tunique sera adaptée à une vie sédentaire, aux fastes de la Cour ainsi qu'au climat très chaud, lui donnant plus d'ampleur, les manches ouvertes et pendantes. C'est le caftan, la candys.

Un autre apport majeur est également l'héritage des populations montagnardes, les chaussures caractéristiques à bout recourbé, en cuir, avec un talon.

Les coiffures consistent en bonnets de feutre. Au premier millénaire, les Hittites des deux sexes portaient ce haut bonnet cylindrique sur calotte arrondie ou conique parent du bonnet phrygien, auquel les femmes ajoutaient un voile au sommet qu'elles pouvaient ramener sur le visage. Ce bonnet conique semble avoir été en usage chez les populations non sumero-akkadiennes.

Les cheveux, et la barbe pour les hommes, sont frisés, recouvert chez les Perses par un bonnet rond, avec des bandelettes pendant de chaque côté servant également de mentonnière. Les rois portent la tiare, semblable à l'actuel bonnet des popes, ou une couronne crénelée. La tresse, sortant de la tiare semble avoir été d'usage rituel avant de devenir une mode, est à rapprocher de la mèche postiche en usage chez les enfants en Égypte, et à celle réelle, des enfants grecs, ainsi qu'aux accroche-cœurs rituels des crétoises.


La steppe

Les peuples venus des steppes, Huns, Scythes, Alains et Sarmates ont porté l'habillement de cuir et de peaux typique des cavaliers : la tunique, le pantalon long, généralement des bottes servant de jambières, et la toque de fourrure ou de feutre. Ces peuples ont exercé une influence considérable sur ceux avec lesquels ils sont entrés en contact et qui portaient généralement une robe. Il s'agit là d'un costume de chasse et de guerre. Dans l'iconographie, les Scythes par exemple sont toujours vus avec les cheveux longs et de longues moustaches. Polybe, en -179, a signalé leurs cottes de mailles et leurs casques coniques et Ammien Marcellin au IVe siècle de notre ère rapporte que ce type de costume était toujours de mise chez ces peuples. Il les décrit portant une casaque de peaux de rats cousues ensemble sur une tunique de lin, la tête couverte d'un casque ou d'un bonnet rejeté en arrière et des peaux de bouc autour de leurs jambes. Leurs chaussures, sans forme, faites pour monter à cheval, ne leur permettaient pas de marcher.

Le pantalon est alors une nouveauté absolue dans le monde antique, de l'Europe à la Chine.

Leurs parures consistaient en plaques de métal, gravées ou ornées en repoussé, cousues sur les vêtements par des fils passant dans de petits trous prévus à cet effet. On pense que ce type d'ornement est à l'origine des décorations cousues sur les étoffes, les appliques


Le costume du monde antique

L'Égypte
La Crète



Le Costume Égyptien



Princesse Néfert, exemple de perruque nattéeDans l'Égypte Ancienne, le lin fut le textile en usage quasi exclusif. La laine était connue, mais considérée impure, les fibres animales faisant l'objet d'un tabou ne furent que peu employées, pour les manteaux et interdits dans les temples et les sanctuaires. Seules les personnes de condition libre étaient vêtues. Les esclaves étaient nus. Paysans, ouvriers et gens de condition modeste ne portèrent jamais autre chose que le pagne, le shenti par ailleurs porté par les hommes de toutes conditions. Les chaussures furent les mêmes pour les deux sexes, sandales de cuir tressé, ou, particulièrement pour la classe sacerdotale de papyrus. Le couvre-chef le plus porté fut le klaft, carré d'étoffe à rayures porté par les hommes.

La pratique de l'embaumement permit de développer très tôt les produits cosmétiques et la parfumerie. Les parfums de l'Égypte, huiles parfumées, furent les plus nombreux, les plus coûteux et les plus recherchés dans l'antiquité qui en fit grand usage. Les Égyptiens sont le peuple antique qui pratiqua le plus l'art du maquillage, aucun autre peuple n'aima tant se farder. Les ongles et les mains étaient également peints, au henné. Seuls les personnes de basse condition portaient des tatouages.


Parures et Cosmétiques

dans l'Égypte antique.
Le khôl servant à souligner les yeux de noir était obtenu à partir de la galène. Le fard à paupières était fait de malachite broyée, le rouge qu'on mettait aux lèvres de l'ocre, produits mélangés à une graisse animale afin de les rendre compactes et de les conserver.

Les perruques, communes aux deux sexes, furent les parures de tête des classes aisées. Faites de véritables cheveux et de crins, elles comportent d'autres éléments ornementaux incorporés. À la Cour, les élégantes portaient parfois des sortes de petits gobelets au sommet empli de parfum. La têtes étaient rasées ; les égyptiens sont le seul peuple de l'antiquité à avoir systématiquement pratiqué l'épilation. Pour eux, cela représentait l'humanité par opposition à l'animalité symbolisée par les poils. Les bijoux étaient pesants et assez volumineux, ce qui dénoterait une influence asiatique. Ils étaient de simple verroterie dans les classes populaires. Les bracelets étaient lourds également. Les pierres les plus employées furent, outre au lapis-lazuli, la cornaline et la turquoise.

Une création particulière à l'égypte ancienne fut le gorgerin, assemblage de disques de métal porté à même la peau sur le torse ou sur une chemisette, et noué par derrière.

Certains vêtements furent communs aux deux sexes tels la tunique et la robe. Les hommes portèrent ce pagne qu'est le shenti, écharpe enroulée autour des reins et retenue à la taille par une ceinture. Vers -1425/-1405, la tunique légère ou chemisette à manches ainsi que le jupon plissé.

Le costume féminin resta permanent et inchangé durant plusieurs millénaires, modifié seulement dans quelques détails. Costume drapé, la variété d'enroulement fut très grande, donnant l'impression de constituer parfois différents vêtements. Il s'agissait en fait d'un haïk, de mousseline souvent très fine. La robe était assez étroite, collante même, sorte de sarreau de toile unie blanche ou écru chez les femmes de basse condition, fourreau commençant sous la poitrine dans les classes supérieures, et maintenu par des bretelles nouées sur les épaules, parfois assez larges pour couvrir les seins, teintes et peintes, décorées de motif divers, imitant par exemple un plumage telles les ailes d'Isis.

Le costume royal était particulier et bien documenté, de même que les coiffes et couronnes des pharaons mais il n'est pas le propos de cet article.









Le Costume Crétois

Comme ailleurs, le souvenir des vêtements de peaux des temps préhistoriques s'est conservé, et ils furent utilisés par les prêtres et prêtresses. La laine, puis le lin furent ensuite utilisés. Filage et tissage constituaient des activités domestiques ; seule la teinture fut l'activité d'une corporation spécialisée comme partout ailleurs dans l'antiquité. Les étoffes utilisées furent brodées. La pourpre fut la teinture la plus utilisée, en quatre teintes différentes attestées.


Le costume masculin

Le pagne fut quasiment le seul costume masculin. Différent du shenti égyptien, variant selon sa coupe, il est agencé en jupe courte ou en tablier se terminant par une pointe rappelant la queue de l'animal du costume de peau primitif, la pièce de tissu est passée entre les jambes et maintenue à la taille par une ceinture, décorée et probablemnt ornée de métal. Il fut porté tant par les hommes du peuple que par les princes. Costume Cycladique outre que crétois, il fut porté cousu en caleçon sur le continent. Le devant triangulaire dégageait le haut des cuisses. Vêtement d'une population athlétique pourrait-on dire, car le torse est toujours nu, rarement revêtu d'une casaque, probablement rituelle. Un vêtement long était cependant porté pour se protéger des intempéries, manteau de laine ancêtre de la diphtera de la Grèce future.

Les hommes portent les cheveux longs et flottant sur les épaules ; plusieurs sortes de couvre-chefs étaient cependant usuels, sortes de bonnets et turbans, de peau probablement. Les chaussures, en l'occurrence des bottines de peau (vraissemblablement de chamois), n'étaient d'usage que pour sortir hors de l'habitation où l'on allait pieds-nus, de même que dans les sanctuaires et les palais. On a à cet égard pu remarquer que les marches des escaliers étaient usées à l'extérieur tandis qu'elles ne l'étaient guère à l'intérieur des édifices. On sait que les grecs, par la suite, dénouaient leurs sandales après l'action. Cette coutume était déjà en usage en Crète. Ces bottines avaient le bout légèrement relevé, dénotant ainsi une provenance Anatolienne ; assez semblables à celles que l'on retrouve sur les fresques d'étrurie.



Le costume féminin


le pagne fut d'usage commun aux deux sexes. Les femmes l'agencèrent sans doute davantage en jupon que les hommes en l'allongeant. Elles sont souvent figurées par les statuettes avec un grand poignard fixé à la ceinture. Ce fut sans doute une des caractéristiques de l'habillement féminin au néolithique, car on en a retrouvé également la trace dans les tourbières du Danemark remontant à l'Age du bronze.

À partir de -1750, la jupe allongée est ornée et le corsage fait son apparition. La ceinture, le manteau long ou court et un chapeau complètent la panoplie féminine. Le costume crétois féminin a été le premier véritable costume cousu de l'histoire. La fibule, si répandue dans le monde méditerranéen, n'a jamais été utilisée. Le corsage indépendant de la jupe, elle-même aussi ajustée que le corsage, garnie de multiples volants, rendent les coutures indispensables. Les volants sont une nouveauté, multicolores, gansés et galonés. Leur décor est variable, à motifs géométriques, carreaux, losanges ou croisillons. Ils sont cousus sur un fond de jupe, de hauteur égale s'il y en a une demi-douzaine, décroissante s'il y en a une douzaine. Le marron, le beige et le bleu dominent. La documentation de Cnossos ou de Hagia Triada est précise à ce sujet et les multiples statuettes figurant la Déesse-aux-serpents en témoignent, ainsi que ce qui subsite des fresques minoennes. La ceinture disparaît tandis que le corsage se mue quasiment en corset, lacé sur le devant et laissant libre la poitrine. Les manches sont courtes et de formes variées : ajustées ou bouffantes, laissant nu l'avant-bras, semblant reliées à l'encolure par des rubans ou par des bretelles croisées dans le dos. Ce corset permet de souligner la taille en plaquant la jupe sur les hanches, laissant jaillir les seins. Cela suppose une armature métallique et par conséquent l'usage courant du cuivre.


Femme de la fresque ouest, TheraChaussées de sandales, de bottines, à talons parfois, elles portent les premiers chapeaux connus dans l'histoire. Ceux-ci sont de formes variées, rappelant parfois ceux des statuettes de Tanagra, mais aussi coniques, ou des sortes de bérets semblant parfois des tricornes, garnis d'éléments parfois étranges, rituels sans doute. Les coiffures sont le plus souvent ornées de parures diverses, les cheveux laissés longs, parfois nattés en plusieurs tresses.

Les bijoux ont été nombreux en Crète, portés par les deux sexes et dans toutes les catégories sociales, des plus somptueux qui apparaissent sur les fresques aux plus simples retrouvés dans les sépultures. L'or, le cuivre, les perles, l'agate, l'améthyste, la cornaline, le cristal de roche, la stéatite et la pate de verre bleue imitant le lapis-lazuli on été utilisés. Les plus belles pièces ont été trouvées dans les tombes féminines. Les parures de têtes ont été à l'honneur chez les élégantes de Cnossos, diadèmes d'orfèvrerie figurant du feuillage ; les boucles d'oreilles semblent avoir été le bijou le plus répandu.

Quelques enseignements peuvent être tirés du costume crétois, et certaines hypothèses quant à ses particularités, uniques à cette période de l'histoire, ont été faites. La mode crétoise faisant jaillir les seins nus du corsage dut être en premier lieu l'appanage d'une déesse, il dut d'abord s'agir d'un costume rituel endossé par la prêtresse avant de devenir celui de la population féminine crétoise. Selon Glotz, « il suffit pour que toutes les sources de fécondité ne soient pas interceptées, que les indices du sexe ne soient pas tous invisibles ». En somme, le « charme » réside dans les « effluves » magiques du corps divin incarné par la femme représentante de la fécondité et de la maternité, fécondité bienfaisante assurant la reproduction de l'espèce, et agit si rien ne vient s'interposer pour en dissiper l'essence.

Le costume crétois est de loin le plus original de l'antiquité. Il est en outre le seul à avoir fait une distinction nette entre les vêtements des deux sexes. C'est le premier costume réellement cousu à être apparu dans l'histoire du costume.









Costume de la Rome antique


Les vêtements sous la Rome antique sont notamment la fibules, la toge, la stola, les braies.

Matières premières

Les fibres
Les Romains ont utilisé plusieurs types de fibres différents. La laine était probablemnet la plus utilisée, car elle était facilement disponible et relativement facile à préparer. Le lin et le chanvre étaient également utilisés pour créer les tissus, même si leur préparation est plus compliquée que celle de la laine. Il y a des preuves qu'ils utilisaient le coton[1], mais plus rarement. La soie, importée de Chine était également connue.

Ces fibres, de natures différentes, devaient être préparées de différentes manières. Selon Forbes[2], la laine de mouton contenait autour de 50% d'impuretés graisseuses, les fibres de lin et de chanvre 25% d'impuretés, la soie environ 19 à 25%, mais le coton, le plus pur de tout les textiles en contient seulement 6%.

La fibre la plus utilisée, la laine, a sûrement été le premier type de fibre tournée[3]. Les moutons de Tarentum étaient renommés pour la qualité de leur laine[4] cependant les Romains n'ont pas cessé d'essayer d'améliorer les races par croisement[5]. Le travail de la laine était effectué par les lanarii pectinarii. La préparation du lin et du chanvre est relativement semblable et a été décrite par Pline l'ancien. Il faut après la récolte, les immerger, enlever l'écorce et exposer les fibres. Une fois sèches, les fibres doivent être brisées mécaniquement (par un maillet) puis il faut les lisser[6]. Ces fibres étaient ensuite tissées. Le lin et le chanvre sont des fibres très résistantes et solides.

La soie et le coton étaient importés de Chine et d'Inde, respectivement. La soie était rare et chère et réservée aux plus riches et portée par les femmes[7].

Les romains devaient tourner leurs fibres avec une quenouille manuelle. Ils utilisaient, au minimum de l'alun de fer comme fixateur et on sait qu'ils utilisaient le Murex brandaris comme teinture rouge, couleur de l'empereur. Une teinture plus courante était l'Indigo qui permettait d'obtenir des teintes du jaune au bleu. La Garance, encore meilleur marché permettait d'obtenir du rouge. Selon Pline l'ancien une couleur noirâtre était préférée à une couleur rougeâtre. La Jaune, obtenu à partir du safran, était cher et était réservé aux vêtements de mariée et aux vestales. Le nombre des couleurs étaient donc inférieur à aujourd'hui.

Les découvertes archéologiques montrent des vases grecs dépeignant l'art du tissage. Les auteurs antiques mentionnent l'art du tissage et de la production des fibres. D'autre part certains tissus ont survécu des centaines, même des milliers d'années. D'autre part, comme l'habillement est nécessaire, les échantillons découverts sont nombreux et divers. Ces tissus fournissent souvent les informations les plus précieuses sur les techniques employées, sur les teintures utilisées, sur la nature des sols d'origine des fibres et donc sur les routes commerciales utilisées, sur le climat, etc. Les recherches historiques dans le domaine sont très actives car elles permettent de comprendre beaucoup d'aspect de la vie des romains.

Les tissus employés étaient les mêmes qu'en Grèce, mais les techniques de tissages s'étaient améliorées et les étoffes de lin et de laines étaient d'une plus grande finesses.


La Tannerie

Les romains savaient obtenir du cuir souple, et du cuir dur (en le faisant bouillir) pour créer des armures. Ils savaient teindre leurs cuirs. Leurs outils ressemblaient à ceux du moyen âge. Ils connaissaient deux technique de tannage dont le tannage minérale.

Le cuir était également utilisé pour faire des chaussures de deux types ; les sandales et les bottes.

Les Romains employaient rarement des peaux de chèvres, de porcs ou de moutons surtout ou d'animaux sauvages comme les cerfs. Ils préféraient utiliser le cuir des animaux les plus courants : les bovins. Le cuir plus épais et plus vigoureux était le même utilisé pour faire des semelles[8].


Les types de vêtement

Les codes vestimentaires étaient complexes et devaient refléter la classe sociale, le sexe et langage du quidam.

Nombre de vêtements portés à Rome étaient semblables à ceux portés en Grèce à la même époque à l'exception de la toge proprement romaine. Jusqu'au Ve siècle av. J.-C. la toge est uni-sexe et sans distinction de rang. Seul la qualité de la matière distinguait les toges des riches de celle des pauvres. Les classes supérieure revêtaient des toges de la laine la plus fine dans sa couleur naturelle, alors que celles des classes inférieures étaient en tissus grossiers ou faites d'un feutre mince. Ensuite, les femmes portent des stolas d'une grande simplicité et suivaient plus ou moins leurs équivalents grecs. Elles étaient composées de deux rectangles de tissus réunis sur un des longs côtés par des fibules, des broches, et plus tard, des boutons, de telle sorte que le tissu tombait droit devant. Par dessus la stola, venait la palla, une pièce de tissus oblongue que l'on pouvait porter en manteau seul ou en manteau avec capuchon, ou encore avec l'extrémité passée sur l'épaule et l'autre drapée sur le bras opposé.

Les romaines portaient des sous-vêtements, un simple rectangle cousu en tube et épinglé sur les épaules comme un chiton. Le strophium est un autre sous-vêtement.


Les chaussures

Une sandale romaine typique se compose d'un semelle de cuir et d'un long lacet qui s'enroulent vers le haut de la jambe du porteur. Une chaussure romaine typique laisse toujours une partie du pied exposée. À partir de ces deux catégories, on a trouvé de très nombreux modèles. La plupart des modèles spécifiques de chaussures romaines proviennent de la Grèce. On suppose que les chaussures de femmes se reconnaissent par la finesse et la légèreté de leur cuir. Les Romains ont inventés les chaussettes pour leurs soldats, qui devaient combattre au nord




Le costume classique dans le monde méditerranéen

Le costume des Romains sera essentiellement le même que celui des Grecs auxquels il sera emprunté, sans grandes différences ; seuls changeront les noms des pièces du costumes, les latins adopteront en outre certaines habitudes vestimentaires là où ils s'installeront dans l'empire, comme le capuchon et les braies des Gaulois.

Le costume grec

Le costume féminin par excellence est le peplos, vêtement de dessus porté sur le chiton qui est un vêtement de dessous, court la plupart du temps mais pouvant également être porté long, rectangle de toile, généralement de laine, cousu sur un côté et maintenu sur les épaules par des fibules. Le peplos est au contraire un vaste rectangle non-cousu mais drapé, maintenu également sur les épaules par des fibules ou des boutons et par une ceinture à la taille. Il peut comporter un repli simple ou double, tant devant que derrière, selon la façon de le draper. Sans ceinture ni boutons ou fibules, il sert alors de manteau. Il existe cependant un manteau utilisé par les deux sexes appelé himation, autre rectangle d'étoffe drapée.

Le chiton masculin est le même que celui des femmes. Il sert également de vêtement de dessous mais est porté plus court que celui des femmes, s'arrêtant aux genoux. Quand il n'est rattaché que sur une épaule à l'aide d'une fibule, il constitue le vêtement de travail ; on l'appelle alors l’exomide. Ce fut le vêtement de base des doriens. Les hommes jeunes, les guerriers, le portent très court. Les anciens, les rois, les aèdes, les philosophes le portèrent long ; ce fut alors la tunique talaire ou chiton talaire ou encore poderis.

La chlamyde est un manteau porté exclusivement par les hommes, rectangle d'environ 2 m. sur 1m, attaché par une fibule sous le menton et formant une sorte de capuche par derrière pouvant être rabattue sur la tête. Originaire de Thessalie, elle est portée principalement par les cavaliers. La jeunesse, les philosophes portèrent souvent le seul himation sans chiton.

Pour obtenir le fameux plissé et le gaufrage, on plissait à l'ongle le lin ou on le trempait dans un empois ou amidon pour le tordre ensuite en le laissant sécher et blanchir au soleil.

La sandale (crepida), fut commune au deux sexe. Les cothurnes furent les chaussures des acteurs, et les endromides des bottines lacées sur le devant.

Les coiffures des femmes furent les deux bandeaux ramenés en chignon sur la nuque maintenu par un ruban, le tœnia ; ce type de coiffure est quelques fois surmontée d'un diadème. La chevelure est parfois enserrée dans un foulard. La kalyptra est le voile qui se porte à la campagne et qui est souvent surmonté d'un chapeau de paille, le tholicu, coiffure qu'on trouve par exemple sur les statuettes de Tanagra. Les hommes portent un chapeau de feutre ou de paille, le petasos, à la campagne. Ordinairement leurs cheveux sont maintenus par une lanière de cuir laissant les mèches s'échapper.

Les apports extérieurs

Les provinces de l'Empire romain fournissent des empereurs et la mode romaine change sous leur influence : elle intègre des pièces de vêtements étrangères au monde latin. Ainsi, l'empereur Caracalla (168 – 217) popularise le port du manteau gaulois d'où il tire son surnom.

À partir du milieu du IIIe siècle, le costume romain se « barbarise » progressivement en raison du rôle croissant que jouent notamment les Germains dans l'armée.


Le costume en Europe de la chute de l'empire romain jusqu'au XIIe siècle

L'étude du mobilier funéraire de la tombe de Childéric, inventé à Tournai en Belgique, le 27 mai 1653, apporte les premières indications sur le costume d'un roi franc au Ve siècle : l'anneau sigillaire du roi représente ce dernier vêtu d'un manteau (qui devait être de pourpre et brodé d'abeilles d'or, certaines ayant été retrouvées) et d'une cuirasse, attributs d'un officier romain. Sa tête est nue et ses cheveux sont longs : ce sont là les attributs de la noblesse franque. Enfin, la plupart des bijoux cloisonnés révèlent l'influence de l'orfèvrerie des steppes, importée en Europe par les Germains orientaux. Le costume de Childéric indique donc bien la double influence qui modèle le haut Moyen Âge : il est à la fois d'inspiration romaine et barbare.

L'iconographie permet de préciser pour les rois mérovingiens qu'ils portaient la tunique (plus longue qu'à Rome), la toge et la chlamyde, ainsi qu'un manteau long ouvert sur le devant, d'origine gauloise ou germanique.

La Vie de Charlemagne (742 – 814) écrite par Éginhard contient une description du costume du roi :

« Il portait le costume national des Francs : sur le corps, une chemise et un caleçon de toile de lin ; par-dessus, une tunique bordée de soie et une culotte ; des bandelettes autour des jambes et des pieds ; un gilet en peau de loutre ou de rat lui protégeait en hiver les épaules et la poitrine ; il s'enveloppait d'une saie bleue […] il dédaignait les costumes des autres nations, même les plus beaux, et, quelles que fussent les circonstances, se refusait à les mettre. Il ne fit d'exception qu'à Rome où, une première fois à la demande du pape Hadrien et une seconde fois sur les instances de son successeur Léon, il revêtit la longue tunique et la chlamyde et chaussa des souliers à la mode romaine. »

Le costume du XIIe au XIVe siècle en Europe

Jusqu'au XIVe siècle, le vêtement occidental subit peu d'évolution : il est ample, long, drapé et ne présente pas de caractères géographiques ou sociaux définis.[1] Les hommes et les femmes portent indifférement la robe.

C'est à partir de la moitié du XIVe siècle que le costume de l'homme et de la femme commencent à se différencier.
L'homme porte le pourpoint et les chausses. La femme porte une robe constituée d'un corsage et d'une jupe. Les deux sexes portent la chemise en sous-vêtement à même la peau.


Le costume du XIVe au XVIe siècle en Europe


Du milieu du XIVe siècle jusqu'au milieu du XVIIe siècle, le costume n'a pas seulement un rôle d'habillement mais il est là aussi pour transformer l'aspect extérieur au moyen d'artifices. D'ailleurs, le costume de cour se compliquera avec le temps (voir les costumes de la Renaissance). Les guerres italiennes font aussi découvrir le costume Renaissance et cette mode italienne va surtout influencer les matières et les ornements. La France découvre le luxe des costumes, la fantaisie, le raffinement. Les français sont conquis par la révélation de cette élégance et ramènent une quantité d'ouvriers italiens qui s'établissent à Lyon, Paris et Tours pour fournir les élégantes et les élégants de la Cour de France. Les artisans français commencent peu à peu à faire concurrence aux italiens. Avec le soutien de matériaux luxueux, d'étoffes riches et lourdes, de broderies épaisses, de bijoux somptueux et de dentelles aérées, les hommes de la Renaissance s'attachent à créer des modèles de costumes en se préoccupant des combinaisons de couleurs et des volumes qui en font l'élégance et l'harmonie.


Le costume masculin

L'homme porte un pourpoint court, moulant avec un col haut. À sa taille il est maintenu par une ceinture. Il porte en dessous une chemise à manche longue et des braies courtes. Les manches du pourpoint sont fendues au niveau de l'avant-bras ce qui permet de montrer les vêtements de dessous. Les épaules, la poitrine et le dos sont rembourrés. Sur le devant il arbore des broderies. Généralement les jambes ne sont couvertes que de collants. Par dessus, l'homme porte, soit une longue robe fourrée à manches longues ou traînantes nommée houppelande, soit un chasuble cousu avec des fentes appelées pertuis. Ils ont les cheveux courts à cause des hauts cols. Ils portent sur leur tête des toques ou des chaperons. Ce sont des capuchons avec une pèlerine avec une longue cornette.




Le costume féminin

La femme porte des robes longues, moulantes, plutôt décolletées et tombant jusqu'au sol. Le corsage est échancré. Les femmes doivent porter ce que l'on appelle le tassel, qui cache la chemise intime. Sur ces robes, au niveau des poignets, elles portaient des bombardes, qui sont des volants retombant sur les mains. Ces bombardes sont parfois remplacées par des tippets, qui sont de longues bandes décoratives. Sur la robe, sont également voyantes des fentes pour y glisser les mains. Par dessus, la femme revêt un surcot fait de brocart bordé de fourrure. Ce surcot deviendra un vêtement majeur dans les tenues officielles. La coiffure se porte en arrière. Le front est rehaussé par une épilation des sourcils. Les cheveux sont redescendus sur les tempes par deux chignons sur lesquels est posée une résille. Sur cette dernière, est posé un voile nommé la huve ou le hennin. Pour sortir, la femme se couvre d'un voile ou d'une coiffe. Seules les servantes vont tête nue. La coiffe se porte en arrière.





Les chaussures

Les élégantes italiennes portaient d'étranges souliers rehaussés par de très hauts patins, les chopines. Le haut socle placé sous la plante du pied pouvait atteindre cinquante deux centimètres et il ne permettait pas à celles qui les portaient de marcher seules, elles devaient obligatoirement s'appuyer sur les épaules de deux servantes se tenant de chaque côté d'elles. Ces chopines ne seront pas adoptées en France et furent interdites très rapidement en Italie, car jugées inesthétiques et peu commodes. D'Italie toujours, avait été imposée une mode beaucoup plus raisonnable et adoptée en France dès le début du XVIe siècle : la pantoufle. Du terme d'origine italienne pantofla désignant un objet en liège ; presque sans quartier (côté arrière), elle constituait un nouvel élément de confort. Sa légèreté, sa facilité d'usage en faisait une excellente chaussure d'appartement, surtout utilisée par les femmes. La mode des crevés, alors en plein essor pour le costume, descendit jusqu'au soulier, souvent en satin ou en velours. Ces chaussures portaient le nom d'escafignons, dits aussi eschapfins qui vient d'Italie sous le nom de scapa, mot qui désigne toujours de nos jours en Italie les chaussures. Les escafignons, donc, étaient tailladés sur l'empeigne (le devant) pour laisser voir à travers les crevés, le tissu précieux des bas blancs ou de couleurs. Les bottes en cuir ou en daim se portaient toujours tandis que les élégantes bottines d'étoffes tailladées (crevées) étaient utilisées à la Cour par les seigneurs. Elles ne dépassaient pas, en hauteur, le milieu de la jambe. Le peuple, lui, se chaussait toujours de sabots de bois très rustiques ou de galoches (du latin gallica) maintenues par des brides, souliers à semelle de bois dont la partie supérieure est en cuir. Il se chaussait également d'estivaux qui sont des bottines en cuir souple et léger. Le terme estivaux vient du bas latin aestivaleus, relatif à l'été : il s'agit donc bien d'un soulier léger porté en été. Les paysans portaient des houses qui sont des guêtres de cuir fendues d'un bout à l'autre fermées avec des boucles et courroies, ce qui était si long et difficile que Rabelais les appelait bottes de patience. Ils portaient aussi des sandales qui sont faites en cuir, en bois ou en corde, des bottes qui sont en fait des chaussures légères et commodes qui ressemblent à s'y méprendre à nos pantoufles d'aujourd'hui.


Dans les grand pays d'Europe en bref

En Espagne : l'Espagne, au XVIe siècle est une grande puissance européenne, fort de ses découvertes prodigieuse en Amérique. L'or, l'argent et les perles affluent sur les vêtements devenant de plus en plus extravagant. Une série de lois voit alors le jour vers 1500, limitant les excès. La mode espagnole, très influente, est porté par Charles Quint grand roi d'Espagne. Cette mode est sobre et dans la plupart des cas, de couleur noire.
Le costume français est rapidement touché par la mode espagnole qui se veut sobre, simple, et de couleur généralement noire. La ropa vêtement traditionnel d'Espagne fait fureur chez les nobles français. La mode des crevés originaire d'Allemagne, et qui consiste à rapiécer de petites étoffes de tissu sur le vêtement touche aussi la France. On peut aussi noter que, suite aux exigence de François 1er, la cour masculine se voit dans l'obligation de se couper les cheveux court.
En Italie, la mode peu touchée par la période gothique est influencée par l'Espagne et la mode des crevés. Malgré le noir, elle garde des éléments vestimentaires traditionnels comme les robes rouges ou les hautes chaussures vénitiennes. On peut aussi remarquer que la mode italienne influe notamment sur les coiffures tirées en arrière et sobres qui s'opposent aux coiffures nordiques plus compliquées avec un voile les recouvrant. Les manches aussi sont amples et bordées de fourrure tandis que le nord reste plus sobre avec des manches serrées.
L'Angleterre est une mode un peu à part bien qu'influencée par l'Espagne (mais plus tardivement). Les dentelles et les fraises affluent.

Quelques définitions

Pourpoint : Vêtement ajusté d’homme, qui couvrait le corps du cou à la ceinture.
Chasuble (homonymie) : Vêtement ayant la forme d’un manteau sans manche.
Toque : Coiffure sans bords, aux formes cylindriques.
Chaperon : Capuchon à longue pointe, porté par les hommes.
Pèlerine : Vêtement féminin, couvrant les épaules et la poitrine.
Cornette : Coiffure que portent certaines religieuses catholiques.
Échancrure : Partie échancrée, creusée ou entaillée au bord.
Surcot : Robe de dessus, portée au Moyen Âge par les hommes comme les femmes.
Brocart : Étoffe brochée de soie, d’or ou d’argent.
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Bisous

Peabody

Tel un roseau, plie mais ne rompt pas
Message 06/09/2007 20:10:42
 
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Peabody
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Histoire du costume  Répondre en citant  

Le costume en Europe de la Révolution à 1914


Quelques termes du costume féminin :

Le corset
La crinoline
La tournure : il en existe plusieurs types, dont le faux-cul (nom de la tournure en Allemagne) et la queue d'écrevisse qui y ressemble à s'y méprendre.


Mode au XIXe siècle



Années 1840

Femmes

Le chapeau est en forme de capote évasée en bas pour laisser libre les cheveux, il est facilement remplacée par une parure de fleurs.
Les robes se garnissent sur le côté, portées superposées et souvent ouvertes sur le devant en demi-queue arrondie parfois un peu trainante sur les robes de soirées par exemple.
Le corsage se porte tombant sur les épaules où il est retenu par des boutons ou des bijoux.
Les bottines commencent à faire leur apparition.











Hommes

Chez les hommes, le vêtement évolue au cours de la décennie :

Le chapeau haut-de-forme perd progressivement en hauteur et en ampleur.
Les vêtements passent d'une mode ajustée à une mode flottante, présentée comme de la négligence dans la presse.
Les vestes sont à grandes basques et à larges revers, le gilet est élégant et brodé, la cravate se porte ample en foulard.
Le pantalon se porte ample et couvrant les 3/4 du pied.
Les souliers se portent indifférement avec ou sans guêtres.
De nombreux accessoires sont présents : lorgnon, binocle, canne, montre à gousset, boutons travaillés.

Années 1850

Femmes

Le velours fait son apparition, la richesse de l'étoffe la dispense d'ornements surperflus et les robes retrouvent une certaine simplicité.
Le corsage se porte toujours aux épaules et il n'est orné de jabot ou de dentelles que pour accompagner les robes en soie ou en toile.
Les manches sont larges en haut et ouvertes et très larges en bas pour laisser tomber la dentelle mettant en valeur la finesse d'une main gantée si possible.
Vers 1856 apparait le jupon dit crinoline qui va peu à peu remplacer le jupon et redonner une allure imposante aux robes.





Hommes

L'habit noir fait loi : la veste a une coupe large et se porte avec une cravate blanche cachant jusqu'au col de la chemise. Le gilet est droit et discrètement orné aux boutons. Le pantalon peu large tombe droit sur une botte vernie. Le tout porté sous un petit manteau à larges manches ou une redingote courte.
Les chapeaux se portent avec des bords évasés relevés doit sur les côtés.

Années 1860

Femmes

Le drappé amorce son retour sur les robes, mais aussi via les capes, châles et autres capelines.
Les manches s'applatissent en hiver mais restent larges pour l'été.
Les bottines vernies sont de plus en plus présentes.
Les chapeaux s'élargissent et les bijoux prennent une importance grandissante. Les accesoires essentiels sont le foulard et la longue ceinture style turban et souvent ornée.
Le manteau se porte cours, ajusté et arrondi sur le devant.
Vers 1865, la mode est aux rayures et aux coiffures dite à l'antique constituées d'une tresse en diadème sur le devant et d'un chignon derrière. C'est aussi l'apparition de véritable robes avec jupe et corsage cousus : la jupe comporte souvent avec une lègère traîne et le corsage est simple à basques découpées en pointe.




Années 1870

Femmes


La traîne s'est peu à peu remontée sur les hanches pour devenir tournure qui sont ornées de rubans ou de dentelles.
La silhoulette se transforme radicalement au cours de la décennie, la traine remontant sur les fesses à mesure que la robe s'ajustera au corps oubliant de fait la crinoline.
Les chapeaux redeviennent petits, ils sont surtout garnis de fleurs, de rubans ou de voiles et se portent penchés sur le devant.
Les manteaux sont amples et longs sauf si ils sont assortis à la robe alors ils sont au contraire ajustés.
L'ombrelle reste un accessoire indispensable en été, même si sa taille se réduit.




Hommes

La tenue reste sobre mais gagne en ampleur.
Les manteaux sont longs et larges.
La cravate laisse place au nœud papillon.
Le haut-de-forme est toujours de rigueur.



Années 1880


Femmes

La broderie est très présente autant sur les jupes que sur les manteaux.
Le drappé reste aussi très présent.
Les chapeaux gagnent en extravagance à mesure que passent les tenues de la journée pour terminer avec des bords très larges et un panache en soirée.
Les jupes sont coupées plates et les corsages se ferment en biais.
Les gants qui se portent toute la journée sont simples et montant sur la manche, souvent réhaussés d'un bracelet.
La montre est l'accessoire de la décennie, elle se trouve partout sur les bracelets, au bout d'une chaîne, sur le manche des parapluies, etc.


Hommes

Chez les hommes, c'est l'apparition du smoking qui révolutionne la mode. Tout en gardant un côté sobre voir strict au costume.





Années 1890

Femmes

Le chapeau est la capeline ornée de plumes ou de rubans.
Le manteau se porte très long, croisée avec une double rangée de boutons sur une veste-jacquette cintrée à manches bouffantes en haut et serré par de longs gants en bas.
Le satin souvent orné velours et les paillettes sont à la mode. Le corsage est froncé sur le buste ou avec un plastron et les manches sont bouffantes. Le bracelet et le collier de velours ou de rubans assortis sont les accessoires essentiels ; les colliers de ce genre s'appellent tour de cou.
Devant le fort essor de la bicyclette, d'autres éléments du costume apparaissent : la culotte courte et froncée aux genoux, elle se porte avec des jambières ou des bas et un corsage cintré à encolure dégagéee et manches bouffantes. Il est possible d'ajouter une jupe courte sur la culotte voir même une jupe-pantalon. Le tout assorti d'une veste-jacquette flottante à larges revers portée avec ou sans cravate bouffante.


Mode au XXe siècle



Le costume masculin évolue peu dans la première moitié du siècle. Le costume féminin subit quand à lui plusieurs évolutions majeures qui seront dûes à la guerre, au sport et à l'essor de l'automobile.




La mode en 1900

La mode en 1900 ou mode de la Belle Époque se caractérise, dans la silhouette féminine, par un goût pour les lignes souples, les courbes, les volutes et les dentelles, dans l'esprit direct de l'Art nouveau, tandis que la silhouette masculine reste très sobre, très sombre et mince, comme tout au long du XIXe siècle. Cette période de prospérité et de relative insouciance donne lieu à une mode qui oscille entre luxe abondant et désir de légèreté.

L'évolution de la silhouette masculine

Il y a eu très peu d'évolution tout au long du XIXe siècle et au début du XXe siècle, dans le très simple costume trois pièces (pantalon, veste et gilet) noir ou sombre porté aussi bien par les hommes les plus aisés que par la bourgeoisie plus modeste. Les différences, subtiles, se font sur les accessoires : qualité des tissus, montre à chaînette d'or, canne à pommeau sculpté, gants de chevreau, etc. font la panoplie de l'homme du monde ou du dandy.

De même, les tenues des ouvriers et des paysans restent très figées, comme tout au long du siècle précédent.

Les cheveux étaient généralement portés courts ; ni favoris ni cheveux mi-longs n'étaient plus en faveur. La moustache était très à la mode, et dans une moindre mesure, une petite barbichette pointue.







L'évolution de la silhouette féminine





























De façon générale, la jupe a perdu de l'ampleur de façon assez régulière, des années 1870 à 1910, tandis que le haut du corps, après avoir commencé à s'élargir pour compenser (manches gigot des années 1895), s'est mis lui aussi à s'amincir. À quelques exceptions près, la silhouette n'a cessé de perdre de l'ampleur et de la superbe, avant d'aboutir aux vêtements basiques et utilitaires du XXe siècle.

Passage de la tournure des années 1870-1900, à une jupe de beaucoup moins d'ampleur portée sur de simples jupons.
Évolution de la silhouette : grâce au nouveau corset droit devant élaboré par Inès Gaches-Sarraute, les hanches et fesses sont projetées en arrière, les reins très cambrés, tandis que la poitrine pigeonne. De profil, la femme a donc une silhouette dite en S.
Nouvelles tenues féminines conçues exclusivement pour le sport : la bicyclette, la natation, le corset permettant l'équitation ou le golf. Amelia Bloom, une Anglaise, a inventé au milieu du XIXe siècle des culottes bouffantes qui vont porter son nom, les bloomers. Décriées comme inconvenantes et pratiquement pas portées à leur invention, celles-ci vont trouver leur usage à partir des années 1890-1900, dans la pratique de la bicyclette - même si certains les critiquent encore, pensant que seule la jupe longue puisse convenir à une femme, elles seront communément utilisées, mais pour cette seule activité, inaugurant ainsi, avec les tenues de bain, les vêtements spécifiques à un sport coutumiers de nos jours. Les bloomers disparaissent dans les années 1910-1920.









Les dessous



La femme revêt, dans l'ordre : une longue chemise (en coton, en batiste, etc.), par-dessus laquelle elle lace son corset (qui n'est jamais placé à même la peau, ce qui le salirait trop vite et obligerait à des lavages et un rachat trop fréquents). Puis elle met, souvent, un cache-corset brodé (qui tend à disparaître au début du XXe siècle cependant), des pantalons au bas de dentelles, une tournure (descendante de la crinoline), un ou des jupons et enfin sa robe.

1901 voit la création du tout nouveau corset "droit devant".





Les accessoires de mode

Chapeaux : à l'époque, il était encore très mal vu de sortir tête nue ou en cheveux, chose que seules les femmes du peuple faisaient ; les femmes aisées et mêmes les plus simples bourgeoises ne se montraient jamais dans la rue sans porter de chapeau, accessoire essentiel. La Belle Époque a donné lieu aux constructions chapelières les plus extraordinaires, chargées de plumes, de faux fruits et de fleurs, rappelant dans un autre genre les extravagantes constructions capillaires des femmes de la cour au milieu du XVIIIe siècle. De façon intéressante, c'est vers 1910, lorsque la silhouette générale se simplifie et s'amincit, que les chapeaux deviennent les plus larges et imposants.
La plupart des femmes portaient des gants de chevreau ou d'agneau, lavables ; il en existait aussi en daim, et pour le soir, en soie rebrodée. Tous étaient extrêmement étroits, moulant la main jusqu'au poignet, voire jusqu'à l'avant-bras.
Chaussures : la chaussure féminine la plus répandue est la bottine de cuir, fermées par de petits boutons
Ombrelles : en dehors des plus utilitaires parapluies, les ombrelles destinées à protéger le teint du soleil étaient portées tout au long de l'année. Ajourées, couvertes de dentelles, au manche de bois ou d'ivoire sculpté, elles ajoutaient beaucoup à l'élégance et la délicatesse de l'ensemble.
bijoux : l'Art nouveau a produit des bijoux extraordinaires, superbes ; les artistes n'hésitaient pas à se faire designers à l'occasion, comme le célèbre Mucha, qui a créé de nombreux bijoux.

Années 1910

Femmes

L'hermine est le textile à la mode, elle se porte en étole, en manchons, en tour de cou ou même en bordure de la jupe ou du corsage.
C'est le retour de la jupe-culotte ou jupe-pantalon sous une autre forme que celle lancée par l'essor de la bicyclette, la culotte ressemble plus à un large pantalon de satin et descend désormais en bas des jambes avec une jupe drappée par dessus.
La mode est à la silhouette allongée et dans cet esprit le sac à main se porte en bandoulière sur l'épaule tombant jusqu'aux chevilles.
Le corset dit ligne normale fait son apparition.
En 1914, les perruques de couleurs sont de mise avec une tenue de soirée.

Ensuite la guerre prend le pas sur la frivolité de la mode, l'industrie textile est mobilisée par l'effort de guerre, la mode ne réapparait que dans les années 1920 transformée par les privations : les jupes se portent courtes (en-dessous du genoux), le tailleur a été adopté : tenue de ville confortable et pratique.


Années 1920

Femmes
En été, les bras et le cou sont découverts ainsi que les jambes jusqu'au dessous du genou.
Les costumes de bains prennnent l'allure de véritable maillots de bain même si ils restent encore très couvrant sur les cuisses ou les épaules.
En hiver, pour le ski notamment, c'est le retour de la culotte collante portée avec des guêtres.
Le manteau est croisé, long et fermé par un col roulé moulant.
C'est l'apparition de la coiffure dite garçonne et du chapeau dit cloche.

Avec l'essor de l'automoblie, le vêtement féminin a nettement évolué pour passer en à peine 20 ans du haut corset avec jupe traînante, chignon, ombrelle et chapeau lourdement orné à voilette au chandail échancré à bras nus avec jupe aux genoux et chapeau-cloche.


Hommes

Peu d'évolution, la veste est devenu veston et le chapeau se porte mou. La tenue de soirée reste le smoking.


L'essor de l'automobile ayant aussi apporté quelques éléments à la tenue : cache-poussière, casquette, lunettes et gants de cuir.

Années 1930

Femmes

La robe longue refait son apparition sous forme de robe de soirée, mais le tailleur reste de mise en tenue de ville.
En été 1933, le short apparait massivement sur les plages parfois assorti avec un dos nu.
Le manteau se porte court, bordé de fourrure et porté avec une toque assortie ou en cape.
Le chapeau est un béret ou un feutre.
Le corsage est sanglé dans la ceinture.
La jupe remonte progressivement au dessus du genou pour être alors qualifiée de très courte.
C'est en été 1939 que le pantalon s'impose dans la mode féminine avec une coupe large et des revers.




Années 1960


Les années 1960 marque l'essor du prêt-à-porter.


Femmes

Pour la soirée, la silhouette féminine se définie encore par une taille de guêpe et une jupe ou une robe longue (au-dessous du genou).

En tenue de ville, les jupes vont progressivement remontées sur les jambes pour passer de dessous le genou au début de la décennie à la minijupe en fin de décennie, favorisant du même coup le port des collants.

Les vestes ou les cardigans sont simplement fermé bord à bord sans moyen de fixation ou alors par un unique bouton prés du col.

Les manches sont longues et collantes. Les impressions notamment à pois et rayures sont en vogue.

Les accessoires essentiels sont le chapeau en forme de toque, le bandeau ou le foulard dans les cheveux et les lunettes fantaisies voir futuristes.


Années 1970

Femmes

C'est l'essor du tee-shirt imprimé et du pantalon qui se porte désormais en toutes circonstances, notamment le blue-jeans.

L'androgynie commence son apparition via les coiffures : femmes à cheveux court, hommes à cheveux long ; les femmes portent de plus en plus facilement des costumes d'homme.

Les manteaux sont amples, coupé en forme de robes ou de capes. Les pantalons ont des pattes d'éléphant.
Les chaussures sont des bottes ou sont à plate-forme.

Les impressions textiles s'inspirent de motifs orientaux ou des fourrures (panthère ou ocelot dans des couleurs fantaisistes bleu, rose, etc.). Les couleurs qualifiées de couleur soleil sont mises en avant pour les tenues de ville, mais le noir garde un côté sophistiqué et distingué favorisé pour les tenues de soirées.
L'essor des matières plastiques pour les accessoires (bijoux, ceinture, etc.) accentue cette tendance multicolore. matière plastique

Le brillant est très en vogue et s'exprime sur toute la décennie via des matières brillantes (satin, vinyl, etc.) ou par les paillettes présentent autant dans le vêtement que le maquillage. Cette tendance au brillant donnera naissance à la mode du strass en fin de décennie. Le maquillage évolue aussi des paillettes vers le nacre.

La silouhette de femme devient fuselée au milieu de la décennie et c'est le début des échancrures sur les cuisses pour les maillots de bain. Dès 1979, Thierry Mugler invente la silouhette des années 1980 : veste épaulée, jupe droite, escarpins fins.
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Tel un roseau, plie mais ne rompt pas
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